Vitesse maximale de la Suzuki GSR 750

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Marre des débats de comptoir et des forums où chacun jure avoir brisé le mur du son avec son Roadster ? Vous avez une GSR 750 dans le garage ou en vue, et vous voulez du concret, pas de la science-fiction. On se laisse vite berner par un compteur menteur ou l'enthousiasme d'un propriétaire peu objectif. Vous voulez savoir ce que ce bloc, héritier de la légendaire GSX-R, a vraiment dans les tripes une fois la poignée dans le coin.
Voici la réponse brute pour couper court aux spéculations.
"La vitesse maximale de la Suzuki GSR 750 s'affiche à 225 km/h au compteur, soit un réel chronométré de 214 km/h (GPS). Animé par le 4 cylindres de 106 chevaux dérivé de la GSX-R, ce roadster vient taper le rupteur en 6ème aux alentours de 11 000 tr/min. Le 0 à 100 km/h, lui, est expédié en 3,4 secondes.
Quelle est la vitesse de pointe exacte de la GSR 750 ?
Il y a un monde entre l'affichage digital de votre tableau de bord et la réalité physique. Suzuki, comme la plupart des constructeurs moto, calibre ses compteurs avec un optimisme volontaire, une marge d'erreur qui oscille souvent entre 5 % et 8 %.
Si vous laissez la machine d'origine, sur une route plate et sans Eole de face, vous verrez le compteur grimper jusqu'à 225 km/h, peut-être 230 km/h avant que le moteur ne dise stop.
Mais si on colle un GPS ou un chrono précis sur le réservoir, le verdict tombe : la vitesse réelle plafonne à 214 km/h.
Pourquoi ça bloque ici ? Ce n'est pas un manque de puissance. Le moteur, retravaillé pour offrir du couple à mi-régime plutôt que de la puissance pure en haut, atteint simplement sa limite mécanique de rotation sur le dernier rapport. À 11 250 tr/min, l'injection coupe tout pour sauver les bielles. Inutile d'insister : sans toucher à la démultiplication, vous n'irez pas plus vite.
Accélération : là où ça compte vraiment
Soyons francs deux minutes : acheter un Roadster « Naked » pour aller chasser la Vmax sur l'Autobahn n'a aucun sens. La vraie force de la GSR 750, c'est son explosivité. Cette bécane est taillée pour s'arracher des courbes, pas pour limer de la ligne droite.
Les chiffres qui donnent le sourire au feu rouge sont ailleurs :
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0 à 100 km/h : Plié en 3,4 secondes.
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400m Départ Arrêté : Environ 11,3 secondes.
C'est sur cette plage que le moteur excelle. Le couple débarque plus tôt que sur une pure sportive, ce qui garantit des reprises viriles sans avoir besoin de faire hurler le 4 cylindres en permanence.
3 facteurs qui changent la donne
Votre pote affirme vous mettre 10 km/h dans la vue avec la même meule ? Avant de le traiter de menteur, jetez un œil à ces trois paramètres techniques qui bouleversent le résultat.
1. La transmission (le fameux pignon de 16) C'est la modification numéro un sur cette bécane. Une tonne de motards virent le pignon de sortie de boîte d'origine (17 dents) pour un plus petit (16 dents). Le résultat est immédiat : la moto tire plus court. Vous gagnez franchement en nervosité. Le revers de la médaille, c'est que vous perdez 10 à 15 km/h en pointe et, surtout, votre compteur devient complètement faux si vous n'installez pas un boîtier correcteur type Speedohealer.
2. L'aérodynamisme et votre gabarit On parle d'un roadster. Contrairement à une carénée, votre corps est un aérofrein géant. Un saute-vent, votre taille ou votre position (couché sur le réservoir ou buste au vent) font varier la Vmax de 10 à 15 km/h. Un jockey de 65 kg bien profilé ira toujours chercher la zone rouge plus vite qu'un gaillard de 95 kg qui prend tout le vent.
3. L'entretien mécanique On l'oublie trop souvent, mais une chaîne mal tendue ou sèche bouffe jusqu'à 2 ou 3 chevaux. Ajoutez un filtre à air qui n'a pas vu la lumière du jour depuis 10 000 bornes ou des bougies fatiguées, et le moteur s'essoufflera bien avant d'atteindre ses régimes max.
Si vous cherchez la performance pure, surveillez votre pression de pneus comme le lait sur le feu. Un pneu arrière sous-gonflé augmente la surface de contact et la friction. Résultat : moins de vitesse de pointe et une consommation qui flambe.
GSR 750 vs la concurrence : le match des chiffres
Pour bien situer la GSR sur l'échiquier des Roadsters mid-size, regardons comment elle s'en sort face aux terreurs de sa génération. L'allonge de son 4 cylindres lui permet de tenir tête aux bicylindres et trois cylindres rivaux.
| Modèle | Architecture Moteur | Puissance | Vitesse Max (Compteur) | 0-100 km/h |
|---|---|---|---|---|
| Suzuki GSR 750 | 4 Cylindres | 106 ch | ~225 km/h | 3.4 s |
| Kawasaki Z750 | 4 Cylindres | 106 ch | ~230 km/h | 3.5 s |
| Yamaha MT-09 | 3 Cylindres | 115 ch | ~225 km/h (Bridée élec.) | 3.2 s |
| Triumph Street Triple | 3 Cylindres | 106 ch | ~235 km/h | 3.3 s |
La GSR 750 reste parfaitement dans le coup. Elle rend quelques km/h en pointe à une Street Triple (plus fine et aérodynamique) mais tient la dragée haute à la Z750, tout en proposant une partie cycle bien plus rigoureuse que la Kawasaki.
Peut-on débrider une GSR 750 ?
C'est la question qui revient tout le temps, héritage de la vieille loi française des 100 chevaux. Il faut tuer le mythe tout de suite : La GSR 750 sort 106 chevaux (78 kW) d'origine, partout dans le monde.
Contrairement à une GSX-R 1000 qu'on castrait de 80 chevaux pour l'homologuer en France, la GSR 750 n'est pas « bridée » mécaniquement. Son moteur est construit pour cette puissance. Il n'y a pas de fil magique à couper ou de cale à faire sauter pour libérer 30 chevaux fantômes.
Pour aller plus vite, il faut passer par la case « préparation lourde » : ligne complète décatalysée, filtre racing, reprogrammation ECU sur banc. Le gain ? À tout casser 5 à 8 chevaux et une poignée de km/h, au prix d'une fiabilité aléatoire et d'une moto qui n'est plus homologuée.
Trafiquer la puissance de votre moto rend votre assurance caduque au premier accident corporel. Sur une machine comme la GSR, le jeu n'en vaut vraiment pas la chandelle pour gagner 3 km/h en bout de ligne droite.
L'avis de l'expert : ça donne quoi au guidon ?
Les chiffres, c'est joli sur papier, mais le ressenti, c'est la vie. J'ai eu l'occasion de pousser la GSR 750 dans ses derniers retranchements, et on comprend vite pourquoi la Vmax n'est pas sa priorité.
Jusqu'à 160-170 km/h, la moto est royale. Le châssis est sain, précis, la direction ne bouge pas. C'est là que le plaisir est maximum.
Passé le cap des 200 km/h, c'est une autre story. Sans carénage, la pression du vent sur le casque et les cervicales devient une séance de torture. Il faut se battre pour rester gainé. Plus gênant, comme beaucoup de roadsters, le train avant s'allège à très haute vitesse. Ça ne guidonne pas, mais on sent un léger flou dans la direction si le bitume n'est pas un billard. La moto vous fait comprendre gentiment que ce n'est pas son terrain de jeu.
Ce qu'il faut retenir
La Suzuki GSR 750 est une machine à sensations, point barre. Sa vitesse de pointe réelle de 214 km/h (GPS) est largement suffisante pour perdre son permis douze fois ou se faire plaisir lors d'une session découverte sur circuit. Mais résumer cette moto à sa Vmax serait une erreur de débutant. Son vrai talent, c'est sa capacité à bondir d'un virage à l'autre avec cette rage typique des moteurs Suzuki dans les tours.
Et vous, quelle vitesse maximale avez-vous réussi à lire sur votre compteur avant de devoir couper les gaz ? Dites-nous tout en commentaire (et précisez si c'était sur l'Autobahn ou sur circuit, qu'on ne vous dénonce pas !).
Avis de l'équipe GuideDuBitume
« Plus que la vitesse de pointe, c'est l'agrément du quatre cylindres qui séduit. Fiable et rageur, il demande toutefois des suspensions bien réglées pour garder le cap sur routes dégradées. »
En définitive, la GSR 750 reste une machine formidablement équilibrée qui offre bien plus que de simples chiffres sur une fiche technique. Si la vitesse max gsr 750 frôle les 230 km/h réels, c'est avant tout sa rage dans les tours et sa partie cycle saine qui continuent de séduire les motards. Elle tient tête à des concurrentes plus récentes grâce à son ADN sportif indéniable. Pour ceux qui cherchent un roadster capable d'allier trajets quotidiens et arsouilles dominicales, elle demeure un choix de premier ordre. La performance pure ne vaut rien sans la maîtrise, alors restez prudents.
❓Foire Aux Questions (FAQ)
Quelle est la consommation de la GSR 750 à pleine vitesse ?
Quand vous êtes proche du rupteur, l'injection gave le moteur sans retenue. La consommation explose et dépasse allègrement les 10L à 12L aux 100 km. À ce rythme, vous videz le réservoir en moins de 150 km.
La GSR 750 est-elle bridable en A2 ?
Non. La GSR 750 standard dépasse la puissance maximale d'origine autorisée pour le bridage (qui est de 95 ch). Vous ne pouvez pas la conduire avec un permis A2. Il faut vous tourner vers sa remplaçante, la GSX-S750, qui existe, elle, en version spécifique A2.
Quel est le meilleur kit chaîne pour la GSR 750 ?
L'origine (17x42) reste le meilleur compromis pour un usage mixte route/autoroute. Si vous ne faites que de la ville ou des cols de montagne, passer à un pignon de 16 dents rendra la moto beaucoup plus jouesue, mais vous sacrifierez de l'allonge et du confort sur voie rapide.